Ce séminaire s’appuiera sur la réflexion que nous mènerons collectivement à partir de ce thème qui est déplié ci-dessous : chacun des participants pouvant amener des questions et illustrations à soumettre à l’échange et à la réflexion au sein du groupe.

Le travail de chacun sur sa pratique, ses réflexions, ses questions nous enseignant dans et par l’échange.
Un apport théorique pouvant également se faire, à la demande d’un ou de quelques uns.

Ce séminaire est ouvert à toute personne intéressée par la psychanalyse, dans son quotidien, dans son travail.

Vous pouvez nous contacter pour plus d’informations.

Les textes du séminaire de l’année 2015/2016 sont disponibles en suivant le lien suivant :
www.analysefreudienne.net/fr/

Lieu :

Le séminaire se tiendra mensuellement, un jeudi soir de 20H30 à 22H (Voir agenda) Ouverture du séminaire le jeudi 19 octobre 2017 à 20h30 à la « Librairie Autour du monde » à Metz.

Dates:

19/10/17 – 30/11/17 – 14/12/17 – 11/1/17 – 15/2/17 – 15/3/17 – 12/4/17 – 24/5/17 – 14/6/17

Les séances du 19/10 et 14/12 seront animées par Philippe Woloszko.

La séance du 11/01/2017 sera animée par Paola Casagrande.

La séance du 12/04/2017 sera animée par Jacquemine Latham-Koenig

Entrée libre :

Sous réserve d’adhésion à l’association

(voir conditions sur site : A propos de l’association )

Contacts :

Philippe Woloszko 03 87 55 09 84
phil.wolo@sfr.fr

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ARGUMENT 2017/2018, en association avec Analyse Freudienne

Souffrons-nous encore de nos réminiscences?

Dès les Études sur l’hystérie, Freud avance que « les hystériques souffrent de réminiscences » et que leurs symptômes sont symboles d’évènements traumatiques. C’est à partir de l’hystérie que Freud va développer sa théorie de l’inconscient, du refoulement, du fantasme, de l’identification et du transfert.
Pourquoi vaut-il alors de re-poser aujourd’hui la question? L’hystérie qui a tellement posé problème à la pensée médicale est aujourd’hui effacée des nosologies psychiatriques. Le champ freudien, celui de l’inconscient est attaqué de toute part.
Les résistances à la psychanalyse se manifestent dans le discours contemporain par celui des marchés qui réduit chacun à une univocité de consommateur, lui faisant miroiter toutes les promesses d’harmonie et de bonheur grâce aux objets interchangeables. Partout, nous entendons que la psychanalyse a fait son temps. Même certains politiques tentent de la pénaliser, sans succès pour l’instant heureusement.
C’est ainsi que toutes les formes de thérapie brève sont mises en avant, tout souvenir est traité en tant que mauvais souvenir à reconstruire, à éradiquer ou à reprogrammer. S’agirait-il simplement du passé faire table rase?
Soyons clairs: il s’agit d’évacuer la notion même de sujet. L’inconscient n’existe pas, l’équivoque est alors réduite à l’erreur. Il ne s’agit plus d’entendre une parole et ce qu’elle contient d’effets de sujet, mais de rectifier les erreurs de parcours qu’un individu a pu commettre ou, mieux, qu’on a commis à son encontre. Dès lors suggestion et coaching permettraient de s’entraîner à une nouvelle vie. Mais dans cette perspective le sujet disparaît, sa division est niée, il ne s’agit plus que d’êtres d’émotions, hors langage. Il ne s’agit plus d’avoir un corps mais d’en être un dont nous pourrions enfin faire en sorte qu’il ne souffre plus. L’homme augmenté frappe à nos portes.
Pourtant les réminiscences dont nous continuons de souffrir, quoiqu’on y fasse, sont bien celles qui ont été construites à partir des évènements traumatiques dont les signifiants ont été refoulés mais qui font inlassablement retour dans le symptôme. Le sujet est fait de cette dimension même s’ il peut disparaître dans la jouissance de son symptôme, ou encore par une formation de compromis y maintenir
quelque chose de son désir. C’est sans doute un des enjeux d’une cure, qui, grâce au maniement du transfert hors suggestion, permet que quelque chose puisse s’entendre de cet impossible à dire et à écrire, condition de l’émergence du sujet.